7 heures d'avion jusqu'à Abu Dhabi, avec une escale d'une heure à Bahrein (nettoyage de l'avion: nous ne pouvons pas bouger de nos sièges). Nous passons la nuit dans un hôtel d'Abu Dhabi le "Sands Hotel". Et nous reprenons l'avion le lendemain matin pour notre destination finale: le Népal.
Le long de l'autoroute qui nous emmène vers l'aéroport et qui, hier soir, ressemblait à n'importe quel autoroute européen: palmiers, désert, mosquées et: des affiches et encore des affiches à l'éffigie de l'Emir qui vient de mourir.
L'avion décolle à l'heure et les turbulences annoncées par le commandant ne montreront pas leur nez. Après 5 heures de vol, nous apercevons l'Himalaya, assez mal pour moi car je suis du mauvais côté.
Après l'attérissage, longue file au contrôle (ce sont surtout les Népalais qui se font contrôler), rapide récupération de mon bagage, attente de ceux des autres puis sortie de l'aéroport. Et là: premier choc. L'intérieur de l'aéroport était très calme. La sortie est impressionnante: derrière les vitres, une nuée de Népalais qui se pressent. Il leur est interdit de pénétrer dans l'aéroport et ils nous attendent pour nous proposer des services divers: portage de bagages, taxi ou bus, hotel,...
Malheureusement pour eux, tout est prévu pour nous. Le patron de l'agence de trek népalaise nous accueille avec des colliers d'oeillets d'Inde. La tagète se révèlera être la fleur nationale du Népal.. Je me sens "gros touriste", mais cela ne durera pas.
Et l'aventure commence. L'Asie est là. Nous embarquons dans trois véhicules, les bagages dans les malles et sur les toits. Ca roule à gauche (en principe), ça klaxonne sans arrêt, ça cahotte sur les routes et rues cabossées, ça se croise dans tous les sens: des bus délabrés, des camions décorés, des vélos sans éclairage, des motos pétaradantes. Nous entrons dans la ville et la traffic augmente encore, le niveau sonore et la pollution aussi. Le long des rues étrites: commerces en tous genres, hauts en couleurs: des fringues (la photo), des souvenirs, des tapis, du thé, des bijous, des armes, des cartes postales, avec des piétons partout (les trottoirs sont absents ou tellement périlleux que non utilsés), des vélos, des rickshaws, des autos, des motos,....
Nous nous enfonçons dans les quartiers commerçants et, au fond de ce qui me semble une impasse: notre hotel. De grosses grilles s'ouvrent et trois gardes nous laissent entrer: nous voilà devant un superbe hotel, le "Vallshalli".
Nous prenons possession de nos chambres, dînons indien (très bon) et sortons voir les alentours avant la fermeture des magasins.